Salut les Zozios !
Oui, dimanche 19 septembre, vous avez bien lu... cet article a héroïquement survécu sous forme de "brouillon" pendant tout ce temps. J'avoue que j'ai failli à ma
détermination de boycotter fessebouc pour l'éternité, et que cela a quelque peu devancé ce magnifique blog. Mais je profite de ma deuxième semaine pré-stage de farniente (un peu trop) total pour
vous raconter nos vacances... d'été, oui, avec moults détails. J'ai même fait preuve de pédagogie :
Voilà ! Magnifique plan des côtes d'armor d'ouest en est (même s'il manque un gros bout, mais sinon on voyait pas tous les bleds...). Je vous est concocté une
sublime légende :
1 encadré rouge = on y a dormi
2 encadrés rouges = on y a redormi
encadrés violets = on y a touristé
(comment ça, j'ai rien de mieux à faire ? J'avais dis : avec moults détails)
On a commencé à Beg Léguer, après avoir fait une escale à Saint Brieuc, où Olivier s'est extasié sur l'arrêt de bus de la gare (en fait, il a fait
ses études à Saint Quay Portrieux, donc il fréquentait ce mignon arrêt à l'occasion de ses trajets Nantes-Bretonnie véritable). Là commença l'épopée Guide du Routard : nous avons marché des
heeeeures pour trouver LA crêperie chaudement recommandée, qui était finalement complète... On est donc retournés tous penauds à notre stationnement, sur la route duquel nous avons opté pour une
autre crêperie. Là, nous avons dégusté la spécialité de la maison, j'ai nommé la crêpe "éponge à l'oeuf et aux tranches de porc", et découvert que, oui, rater une beurre sucre, c'est possible.
Sur ce, j'arrête de ronchonner (et en plus on était garrés en zone rouge et...), de peur de vous lasser trop vite.
Bref, nous sommes arrivés Beg Leguer (prononciation mystérieuse) à l'affû, guettant les micro-panneaux indicateurs (foi de myope) pour trouver notre auberge de
jeunesse. Surprise, la routiole nous a conduit sur le parking de la plage, à deux pas de la mer... cul de sac, où est l'auberge ? Mais d'abord profiter des beaux grains de sable doré sur cette
belle étendue tranquille (mais venteuse). Aller boire un petit verre au snack, face à la mer... avant de se remettre à la recherche de l'auberge, faire trois pas, se retourner... mais ça serait
pas ça, la maison juste au dessus du snack ? Bon, pour notre défense, en matière d'auberge de jeunesse on s'attendrait pas à ça : c'était vraiment une maison, et en front de mer... c'était trop
beau pour être vrai. Malheureusement, ayant réservé la veille, on a pu rester qu'une nuit dans notre chambre individuelle (!!).
Le lendemain, je crois, on est allés visiter la côte de granit rose à Ploumanac'h, le long du célèbre sentier des douaniers. C'était très beau, et
on a un peu échappé aux touristes... à défaut de la pluie. J'ai quand même mitraillé en folie - contrairement aux autres jours où, soit j'oubliai mon appareil dans un de nos élégants sacs cabas,
soit il pleuvait trop pour sortir la bête. Aperçus sur le thème : "rocher en forme de".
Rocher en forme de lapin peureux (ou pire).
Rocher en forme de phare.

Rocher en forme d'huître.
Rocher en forme de visages.

Rocher en forme de grosse olive.
Rocher en forme de grille de morpion.
Parce qu'on est des bons, on est allés jusqu'à Perros Guirec, où il s'est mis à tomber des seaux. Nous nous sommes donc réfugié sous la terrasse d'un café où nous
nous sommes joyeusement vidé les entrailles (oui, moults détails ^^) et où j'ai commandé, je crois, un diabolo fraise qui m'a donné l'impression de mâcher une fraise tagada géante - ce qui,
contrairement à ce que pensera Lisa, n'était pas vraiment le pied.
Le lendemain, nous sommes allés sur l'Ile Grande, dont nous avions beaucoup débattu auparavant car n'arrivant pas à la localiser. La cause en est
qu'elle est une fourbe parce qu'elle usurpe le nom d'île, vu qu'il ne faut franchir qu'un mini pont pour y parvenir. Nous sommes donc arrivés dans le trou du cul du monde de l'île grande où nous
avons marché le long des résidences secondaires en quête d'un restaurant ouvert. Nous avons trouvé une gargotte à touriste au bord de la mer-camping, où nous avons fait la connaissance de la
serveuse la plus malaimable de la création. Mais ne vous laissez donc point impressionner par mes remarques mesquines. L'île grande, c'était plutôt classe. On est allés à la station
d'ornithologie (euh... oiseaux?) et c'était vraiment le bout du monde, mit vent. On a marché sur les sentiers côtiers jusqu'à une petite crique charmante, où Olivier je crois a fait une tentative
de baignade. Feignants dans l'âme (enfin, surtout un), nous sommes retournés à la voiture pour rejoindre une autre plage, beaucoup plus spacieuse, beaucoup plus plage, à l'est de l'île. La mer
ici était très peu profonde, elle formait une espèce de nappe translucide et l'on pouvait voir les prairies du "continent" d'en face. C'était assez beau, et j'ai bien sûr lézardé tandis
qu'Olivier se trempait royalement. Nous avons fini par un crochet par une "voûte" de pierres levées qui en raison de nos coeurs de pierre ne nous a pas beaucoup émus, mais quand même.
Nous avons par la suite quitté sans trop de regrets les dortoirs de l'auberge de jeunesse de Trébeurden pour nous rendre au camping de
Plougrescant. Le lendemain, il faisait beau et on a fait une balade de la mort. Je dis de la mort, parce qu'on est passé par "le Gouffre" (memblez pauvreu portels !) non sans
avoir fait une petite pause plage au charmant petit Porz Hir (où il m'est arrivé une malencontreuse aventure dans les toilettes publiques... memblez pauvreuh portels !). Le Gouffre, c'est des
rochers géants avec de grosses vagues qui s'écrasent contre en faisant spatch. Bon, dis comme ça, vous ne tremblez pas forcément dans votre string, mais c'était quand même assez impressionnant.
Et puis on a vu aussi la fameuse maison qui fait rêver :
Bon, comme d'habitude, le chemin du retour était assez laborieux, même si cette fois il ne pleuvait pas. Au soir, nous avons visité Tréguier, mais en fait, nous ne
pensions qu'à manger, ce que nous avons fait avec classe à coup de poiscaille (d'où il ressort que je n'ai apparemment pas le palais très fin).
Le lendemain, nous sommes descendus jusqu'à Ploëzal, où nous avons visité le château de la Roche-Jagu. Eh ben, le château de la Roche-Jagu, c'était
trop bien.
Voilà une photo qui, si elle ne vous permet de positivement rien voir du château en lui-même, montre un peu les charmants alentours et les jardins, assez
surprenants, qui s'enfoncent jusque dans le bois. Ainsi, nous nous sommes retrouvés dans une palmeraie ! Quant au château, c'était immense et vide, quoique rempli par une gigantesque expo sur la
couleur ; mais ce qui était surtout épatant, c'était les charpentes, immenses, magnifiques, avec des coussins rouges. Il y avait aussi une grande pièce réaménagée en bibliothèque géante, à la
Belle et la Bête, qui a fait regretter à Olivier de ne pouvoir y rester tout l'après midi pour lire des BD.
Par la suite, nous avons quitté Plougrescant pour camper à Paimpol. Le but était de passer la journée à Bréhat, la célèbre île coquette. Mais ce
fut purement apocalyptique. Le bateau nous a déposé à midi, heure à laquelle il s'est mis à tomber des trombes d'eau sans discontinuer jusqu'à 14h, où nous sommes repartis par la même voie,
trempés comme des souches, avec un petit troupeau de touristes abasourdis. Encore armés de notre courage, nous avons quand même pu nous promener un peu au début, et prendre cet inoubliable et
unique cliché :
Cherchez l'erreur.
Se sécher, en camping, c'est pas facile. Cette excursion humide a donc jeté un légère ombre sur notre séjour. Nous avons donc décidé et sauter Fréhel et compagnie
pour retourner à la civilisation. Cap sur Saint Malo ! Nous nous sommes installés à l'auberge de jeunesse de Saint Malo où nous avons côtoyé le sèche linge avec un frisson
d'extase, sans parler de la chambre individuelle en dur. Par la suite, Mamy et Papy se sont baladés par un soleil brillant (!) sur les murailles de saint Malo, on fait la sieste sur l'île où
repose Châteaubriand, ont visité Dinard dont on verra plus bas les modestes batisses... Puis s'en sont retournés à la cité du Petit Beurre.
Saint Malo vu de Dinard.
Les maisonnettes de Dinard... où, j'allais oublier, on a croisé Chichi !
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